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Le corps résistant :

les tatouages

Chercheurs impliqués : Amiraux, Boudreau, Brodeur, Dejean, Koussens (Saris)
Atelier Subvention CRSH Connexion, automne 2018

Les tatouages religieux sont-ils un moyen pour les croyants d’utiliser leur corps pour résister à une régulation croissante et invasive par les États du religieux ? 

Comment cette pratique varie-t-elle en fonction des contextes, des croyances religieuses et du positionnement social du tatoué (comparaison entre religions minoritaires et majoritaires, groupes de populations racisées, populations autochtones, etc.) ? 

Que nous dit la relation que les tatoués ont avec ces pratiques intimes et leur relative (in)visibilité sur les modes de régulation du religieux et sur la place faite aux croyances religieuses et spiritualités dans des espaces et cultures politiques sécularisés ? 

Comment cette thématique peut-elle contribuer à une meilleure compréhension théorique et empirique de l’expression des radicalités ? 

Quelles contraintes publiques pèsent sur l’intimité des individus ? 

La problématique se concentre ici sur la relation que les personnes croyantes entretiennent avec leur corps comme moyen d’expression de leurs foi et/ou spiritualité. Dans un contexte où l’encadrement juridique du corps et des pratiques religieuses devient de plus en plus contraignant (par exemple par effet des régulations du port de signes visibles religieux, d’encadrement de la circoncision, etc.), nous proposons de nous arrêter sur les modalités selon lesquelles les tatouages religieux permettent d’analyser l’inventivité des rapports personnels aux différentes formes de croyance, en « transgressant » certaines régulations, en jouant sur les registres de la visibilité/invisibilité et en reprenant le contrôle sur une intimité que les autorités politiques ne peuvent mutiler. 

Comprendre les tatouages religieux comme ressources d’expression des parcours identitaires personnels (sorte d’auto-narration) nous permet de faire dialoguer cette pratique avec les recherches sur la « religion vécue ». Associant des réflexions théoriques et pratiques, notamment à partir d’études de cas, nous souhaitons donc engager une discussion sur le tatouage comme pratique intime de (ré)appropriation du religieux qui échappe aux analyses centrées sur la religion institutionnelle ou/et sur les formes de régulations dominantes du religieux.

 

Deux activités sont envisagées : 

  1. Une demande de Subvention Connexion (CRSH) pour organiser un atelier à Montréal, idéalement en lien avec le Salon du Tatouage (automne 2019, dépôt de la demande automne 2018). 
     

  2. Une demande de Subvention Savoir (CRSH, 2020) pour laquelle nous avons fait une recherche exploratoire, quelques entretiens ont été réalisés par un doctorant.